Le changement de statut permettra un apport en fonds propres de 2,7 milliards d'euros (1,2 milliards à la charge de l'Etat, 1,5 venant de la Caisse des dépôts). Le texte prévoit que l'Etat reste actionnaire majoritaire et ouvre la voie à l'actionnariat privé.
Pour le gouvernement, il s'agit de «moderniser» et «d'adapter» La Poste à l'ouverture de la concurrence. La gauche en revanche n'a pas cessé, tout au long de l'examen du texte, de dénoncer un projet de privatisation de l'entreprise publique. Lors d'une votation citoyenne, un peu plus de deux millions de personnes sur 2.123.717 votants avaient dit «non» à la privatisation de La Poste.