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Au côté des grévistes
La CGT de la branche pétrole, majoritaire, a appelé les salariés des 13 raffineries françaises à la grève le jeudi 15 avril, date d'une table ronde nationale sur l'avenir du raffinage en France, a indiqué le syndicat mercredi dans un communiqué
Le syndicat revendique «une industrie du raffinage au service des besoins économiques et sociaux du pays et des bassins d'emploi».
La table ronde du 15 avril, sous l'égide du gouvernement, a été obtenue pendant la grève d'une semaine des salariés de la branche raffinage de Total fin février.
Le groupe Total a annoncé lundi la fin de ses activités de raffinage à Dunkerque, l'une de ses six raffineries en France, tout en garantissant les 370 emplois du site à travers une reconversion industrielle, jugée insuffisante par les salariés.
Mardi, les salariés de cette raffinerie avaient envisagé de lancer un nouvel appel à la solidarité des autres raffineries du groupe en France.
Au côté des grévistes
Réaction du Parti Communiste Français et d'Alain Bocquet Député-Maire PCF de Saint-Amant-les-Eaux (Nord) et tête de liste du Front de Gauche Nord-Pas de Calais
Le Parti communiste français (PCF) "dénonce la fin de non recevoir de la direction de Total et soutient les salariés en lutte qui demandent le redémarrage industriel du site. La décision de fermer la raffinerie est un énorme gâchis. Plus de 160 millions d'euros ont été investis. C'est l'intérêt industriel du pays qui commande de revenir sur cette décision. Total parle aujourd'hui de maintenir 240 emplois sur les 370 mais sans réel projet industriel. Et rien n'est dit sur les emplois chez les sous-traitants. C'est inacceptable".
Alain Bocquet, député PCF du Nord, voit dans cette fermeture la "première étape" d'un "plan de casse de l'industrie nationale de raffinage". "Ces méthodes d'un autre âge en disent long sur la volonté conjuguée de la droite et du patronat du CAC 40 d'imposer, coûte que coûte, leurs choix au détriment de nos atouts économiques, de la vie de nos bassins d'emploi et du monde du travail".
Au côté des grévistes
Des milliers de retraités sont descendus dans la rue dans toute la France pour dénoncer leur situation de précarité et réclamer une hausse de pensions ainsi qu'une garantie d'accès aux soins
La préservation de la retraite à 60 ans et du système par répartition étaient aussi en tête des slogans des aînés, qui disent se battre "pour leurs enfants et leurs petits-enfants".
Sept syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA et FGR-FP) ont appelé à la mobilisation, qui s'est traduite par des rassemblements à Paris et dans plusieurs villes de province.
Selon les syndicats, quatre des 14 millions de retraités en France touchent moins de 900 euros par mois - alors que le seuil de pauvreté est à 817 euros.
Le dernier rapport du Conseil d'orientation des retraites évoque, lui, pour l'année 2007, 10% de retraités français ayant un niveau de vie inférieur à 913 euros mensuels.
Au côté des grévistes
Les salariés des raffineries de Total en France, réunis mercredi en assemblées générales, ont décidé de suspendre leur grève illimitée entamée la semaine dernière. A la raffinerie des Flandres, le mouvement se poursuit dans l'attente du comité d'entreprise du 8 mars
Mercredi après-midi, la grève a été suspendue successivement à La Mède, (Bouches-du-Rhône), Feyzin (Rhône), Donges (Loire-Atlantique), Grandpuits (Seine-et-Marne) et Gonfreville (Seine-Maritime), selon des délégués syndicaux CGT, FO et CFDT.
Les salariés de ces cinq raffineries s'étaient mis en grève le 17 février, en solidarité avec ceux de la raffinerie des Flandres, située à Mardick (Nord) près de Dunkerque, à l'arrêt depuis septembre, menacée de fermeture, et où la grève dure depuis le 12 janvier.
"On a décidé de suspendre le mouvement suite aux avancées obtenues mardi soir lors des négociations. Nous avons fait la démonstration au gouvernement et à la direction que les salariés du pétrole étaient solidaires", a déclaré mercredi à l'Associated Press, Fabien Prive-Saint-Lanne, délégué CGT de la raffinerie de Donges.
"Si les engagements pris n'étaient pas tenus, nous n'hésiterions pas à reprendre la grève", a-t-il prévenu.
Question au gouvernement Alain Bocquet
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proposition de loi des députés communistes contre les licenciements
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Au côté des grévistes
Communiqué du Parti Communiste Français
Malgré ses 8 milliards de bénéfice pour 2009, Total a décidé de fermer la raffinerie de Dunkerque ; une usine pourtant remise à neuf : 169 millions d’euros y ont été investis depuis 2007. Face à ce véritable sabordage industriel, les salariés ont fait front, largement soutenu par la population. Une première victoire est à mettre à leur actif : l’engagement d’aucune nouvelle fermeture de raffinerie pendant 5 ans par la multinationale Total. C’est un premier pas positif. Il s’agit maintenant que le gouvernement mette en place la table ronde, réclamé par les syndicat, sur l’avenir de l’industrie pétrolière dans notre pays. Les salariés de Total se battent pour leur emploi, que le gouvernement propose maintenant une vraie politique industrielle. Ce n’est plus le temps des promesses, mais des actes concrets.
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Nicolas Maury
Militant communiste, membre du PCF section Istres (Bouches du Rhône-13), militant à la Jeunesse Communiste MJCF (Ouest Etang de Berre), adhérent au SDEN-CGT, et au Cairde Sinn Féin. Membre du Conseil National du MJCF
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